Maison bioclimatique : les bases d'une construction écologique

Pour construire intelligemment, il faut avoir conscience de tous les éléments qui contraignent le site et savoir composer avec eux pour bénéficier du meilleur parti.

Composer avec le climat, le relief, la ville…

Le climat : intempéries, vents, ensoleillement, froid et chaleur, en hiver comme en été, ainsi que le terrain : boisé, découvert, relief, points de vue, exposition aux vents… Le choix d’implantation va découler de tous ces facteurs afin d’en tirer le meilleur parti. C’est à dire : bénéficier de protections naturelles aux vents et froid d’hiver, à l’ensoleillement et chaleur d’été grâce par exemple au relief du terrain ou à la végétation présente. Mais aussi profiter du soleil en hiver en favorisant les espaces dégagés. Il est rare de trouver un site réunissant toutes les qualités ; un modelage du terrain et de la végétation est tout à fait envisageable dans la mesure où celui-ci ne vient pas perturber les constructions avoisinantes qui, elles aussi ont droit au soleil ! La logique à adopter est celle de l‘économie de moyens. Prenons exemple sur les constructions des anciens qui composaient avec le peu qu’ils avaient : leur raisonnement était souvent juste et adapté, leur maisons répondant au climat et à la nature du sol.

maison bioclimatique

En ville, le climat est modifié par les constructions denses créant des masques solaires importants, des protections ou bien des accélérateurs de vent, les matériaux à forte inertie captant et émettant de la chaleur, la pollution augmentant la température de l’air… A cela se rajoutent les contraintes administratives liées aux Plan Local d’Urbanisme qui contraignent l’implantation, la forme et l’aspect d’une construction. Il n’est donc pas aisé de construire bioclimatique en milieu urbain !

Implantation et orientation de la maison

maison bioclimatique

Dans notre climat tempéré, valable pour l’hémisphère nord, deux logiques sont à intégrer : capter et garder la chaleur, se protéger du froid en hiver, éviter la surchauffe et se protéger du soleil en été. Pour cela, l’orientation de la maison a toute son importance. Il faut comprendre que la course du soleil est plus basse en hiver. Les expositions ouest, est et les ouvertures en toiture sont donc à éviter, tandis que les ouvertures au sud sont à privilégier. Vous éviterez ainsi la surchauffe d’été et bénéficierez d’un meilleur apport de lumière naturelle en hiver. A l’inverse, les surfaces vitrées sont à éviter au nord car elles représenteraient une perte d’énergie. Des protections solaires adaptées peuvent venir maximiser la logique d’orientation. Des protections horizontales au sud (soleil haut : rayons verticaux), et verticales à l’est comme à l’ouest (soleil plus bas : rayons horizontaux) afin de limiter l’ensoleillement. Les réductions de consommation énergétique grâce à une bonne orientation et une maîtrise des apports solaires peuvent se mesurer jusqu’à -15 à -20% !

Forme et disposition des espaces

![3](http://content-admin.archionline.com/wp-content/uploads/2016/08/3-1.jpg "maison bioclimatique")

La volumétrie de la construction a son importance dans la performance énergétique. En effet, la compacité est un paramètre majeur si vous désirez une déperdition thermique, un coût de construction, une complexité de réalisation moindres. Moins votre construction présentera des surfaces en lien avec l’extérieur, plus il sera facile de l’isoler, de la chauffer. Par exemple, un simple chauffage au centre d’une maison compacte bien conçue suffira pour l’ensemble de la maison ! De la même manière, dans les régions montagneuses, la toiture bien pensée peut, en gardant la neige, participer à l’isolation de la maison !

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Bien penser l’organisation des espaces intérieurs va permettre aux habitants de trouver tout le confort nécessaire pour un usage agréable. On distingue trois catégories : les espaces de jour, les espaces de nuit et les espaces tampons. Chaque habitat est spécifique au rythme de vie de ses occupants et de la région qu’il occupe, néanmoins quelques principes de bases peuvent être établis :

  • les pièces non chauffées au nord : garage, cellier, buanderie.
  • Les espaces tampons entre les pièces non chauffées au nord et le centre de la maison, permettant une protection thermique : entrées couloirs
  • Les pièces tempérées à l’est et ouest, les chambres, les zones de travail, dépendant également de l’ensoleillement et d’une bonne occultation solaire afin de mieux réguler l’apport solaire.
  • Les pièces chaudes au centre ou au sud : séjour, cuisine, salle à manger

Une serre au sud est une bonne solution pour créer un espace distribuant la chaleur en hiver et évitant l’exposition directe des pièces chaudes en été.

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