Un ensemble de techniques permet la protection thermique de votre logement, l’isolant des conditions extérieures et conservant une température idéale au sein de l’habitat. De fait une des problématiques du parc immobilier résidentiel actuel est la déperdition importante de chaleur à cause d’une mauvaise isolation. Deux tiers des logements ont été construits avant 1974 et ne répondent pas aux normes thermiques actuelles, selon un rapport de l’Ademe (l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Les priorités gouvernementales sont en effet à la neutralité carbone, stimulées par la loi de transition énergétique votée en 2019, qui inclut une diminution de moitié des émissions de gaz à effet de serre du secteur du bâtiment d’ici 2030, motivant le gouvernement à investir massivement et à proposer des solutions pour renforcer l’efficacité isolatrice des logements. Une bonne isolation est donc un enjeu capital de votre logis, et malgré un investissement parfois conséquent, ces travaux sont nécessaires et sont rapidement rentables. Ce sont des rénovations prioritaires, ne serait-ce que pour votre confort, qui passent de beaucoup par la bonne isolation de vos fenêtres. Il s’agit ici d’une opération essentielle ainsi que d’un choix compliqué à travers lequel cet article se propose de vous guider.

POURQUOI CHANGER SES FENÊTRES?

 

Les ambitions françaises concernant la lutte contre le réchauffement climatique sont claires sur le secteur du bâtiment. Dans les faits, ce secteur est une source immense de pollution puisque le bâtiment est à l’origine de l’émission de 25% des gaz à effet de serre nationaux. C’est ainsi que la RE2020 (la Règlementation Environnementale) prévoit une transition progressive pour diminuer de 30 à 40 % les émissions de CO2 d’ici à 2030 avec des renforcements des exigences prévus en 2023 et 2027. Le premier pas pour tenir ces engagements est personnel, il vous engage à améliorer votre isolation thermique pour votre confort et pour diminuer les perditions de chaleur.

 

Une des premières étapes est la rénovation des fenêtres, une étape complexe quand on est confronté à l’offre multiple du marché, mais inévitable lorsque l’on considère que les pertes thermiques des parois vitrées représentent 10% de la facture totale de chauffage. Dès lors si vos fenêtres sont vieilles et que de l’air parvient à s’immiscer dans votre logement, ou dans un cas plus extrême si de l’humidité se forme autour de vos fenêtres, il est temps d’en changer. Cet investissement, qui est peut-être important si vous changez non seulement le cadran mais le dormant de la fenêtre, sera de toute façon amorti grâce aux économies d’énergie qu’il permet de réaliser. Nous reviendrons également sur des aides qui vous permettront une prise en charge partielle de cet investissement.

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LE DOUBLE VITRAGE

 

Une solution rapide et plus qu’efficace est la pose d’un double, ou triple vitrage. Sont envisageables autant l’installation sur une vitre pré-existante ou la pose d’un nouvel ensemble. Le principe est de renforcer l’isolation en doublant ou triplant l’épaisseur des protections séparant l’intérieur de l’extérieur.

Deux options s’offrent alors à vous : conserver votre dormant actuel ou changer de structure pour une efficacité maximale. Le dormant est le châssis sur lequel repose la fenêtre fermée. Votre choix doit s’axer sur le matériau de votre dormant et son état. Si votre dormant est en bois il est récurrent de le laisser car c’est un matériau solide et bien étanche, le conserver vous permettra de baisser les coûts des travaux, mais il vous sera peut-être nécessaire de changer de traverse basse en contrepartie, pour s’assurer de l’étanchéité. Quant aux dormants en PVC ou en aluminium il est conseillé de les changer, pour des questions techniques mais aussi pour leur efficacité moindre. Une fois que vous avez déterminé si vous changez de dormant ou non, il faut en choisir un neuf.

 

Comme nous venons de le voir vous aurez le choix entre un dormant en PVC, en aluminium ou en bois.

  • L’offre la moins intéressante sur un plan performance est certainement le dormant en aluminium : il a certes l’avantage d’être esthétique et disponible dans une gamme de choix large, mais ses performances en isolation phonique et thermique sont faibles et son prix très élevé (comptez un minimum de 340€ par fenêtre).
  • L’offre intermédiaire est le dormant en PVC, qui peut dénaturer avec votre intérieur de par son esthétique mais qui est une offre économique et qui s’inscrit dans la longévité.
  • Enfin le choix le plus équilibré semble être le bois, déjà pour ses performances d’isolation thermique et phonique, mais également pour son esthétique naturel, le tout pour un prix très abordable de 120€ par fenêtre. Pensez toutefois qu’il faut y ajouter un coût d’entretien tous les 5 ans. Si vous couplez ces menuiseries de qualité avec un système de double vitrage, la résistance thermique de vos fenêtres sera maximale et vous permettra de réduire vos factures de chauffage.
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DE NOMBREUSES OPTIONS POUR VOS FENÊTRES

 

Si vous souhaitez conserver vos fenêtres déjà existantes et par la même occasion renforcer votre résistance thermique à moindre coût, vous pouvez opter pour le sur-vitrage. Moins efficace, c’est une méthode qui consiste à poser un survitrage sur vos complexes vitriers déjà existants, elle a donc l’avantage d’être peu contraignante. Le système du double vitrage a pour but de retenir la chaleur, et est particulièrement utile là où les fenêtres ne sont pas exposées au soleil et perdent beaucoup de chaleur. La pose de plusieurs vitres va permettre d’emprisonner une lame d’air protectrice. Il existe aussi des modèles avec des gaz rares entre les vitres, on parle de vitres traitées, qui ont de hauts rendements énergétiques.

 

Vous pouvez envisager la pose d’un double vitrage sur les baies vitrées, une opération coûteuse mais qui limite les pertes de chaleur, importantes sur de grandes surfaces. Vous pouvez aussi penser à renforcer l’épaisseur des vitres en priorité sur votre façade Nord, moins gâtée par le facteur soleil. Les vitres pourraient alors bénéficier d’un triple vitrage par exemple. Le prix d’une fenêtre double vitrage dépendra donc de tous ces facteurs mais peut s’élever aux alentours de 900€. Le prix se voit au minimum doubler si vous choisissez un triple vitrage, il est donc conseillé de faire changer plusieurs fenêtres en même temps pour profiter d’un prix de groupe, ou d’éventuelles remises.

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UNE OPÉRATION AMORTIE

 

Il vous faut tout d’abord garder à l’esprit que vous apportez une solution aux pertes de chaleur émanant de vos fenêtres. Une fois l’isolation thermique optimale, votre facture d’énergie va résolument baisser et ainsi contribuer fortement à l’amortissement de vos travaux.

Vous devez également profiter des aides étatiques à votre disposition pour la pose d’un double vitrage. Ainsi le crédit d’impôt vous permet une réduction de 15% du prix du matériel dans la limite d’un plafond à 100 euros par fenêtre. Il vous est accordé si les travaux concernent votre résidence principale et sont réalisés par un professionnel, et vous sera reversé sous forme de chèques de l’Etat au moment de la déclaration de revenus. Des aides régionales existent également, des aides départementales ou encore un financement par l’Agence Nationale d’Amélioration de l’Habitat (ANAH).

Pour prendre la pleine mesure de ce que vous coûteront vos travaux, vérifiez votre éligibilité aux différentes aides et n’hésitez pas à simuler la baisse de votre facture d’énergie après la pose de double vitrage (certains sites proposent un tel dispositif).

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DES TRAVAUX FLEXIBLES ET ÉCOLOGIQUES

 

La perte énergétique est un fléau qui affecte la grande majorité des foyers français. Elle mène indéniablement à une surconsommation énergétique et donc à des pollutions inutiles. La bonne isolation, celle des fenêtres en premier lieu, est donc un acte écologique qui réduira votre impact sur la nature et votre empreinte carbone. De plus ces travaux sont très flexibles et s’adapteront à toutes vos fenêtres, même les formats inusuels : persiennes, fenêtres coulissantes, fenêtres anglaises, à l’italienne…

L’un des cas particuliers les plus problématiques est la baie vitrée. Puit de lumière et source panoramique, la baie vitrée recouvre parfois une grande surface. En plus de son esthétisme indéniable elle peut facilement bénéficier d’une bonne isolation : double vitrage standard, vitrage faiblement émissif, vitrage anti-réfléchissant… Il faut compter entre 150 et 250 euros le mètre carré pour la mise en place d’une baie vitrée, qui demandera un vitrage différent selon son exposition. Le vitrage anti-réfléchissant est ainsi bien plus adapté pour une exposition vers le Sud. Pour empêcher toute fragilité et pour plus de sécurité, vous pouvez choisir un vitrage feuilleté. Si vos fenêtres ou baies vitrées sont situées au rez-de-chaussée, il peut être judicieux de choisir un matériau résistant aux tentatives d’intrusion. Le verre feuilleté est alors le matériau idéal, il est constitué de deux feuilles de verres séparées par des films plastiques. C’est un véritable verre de sécurité, utilisé pour les pares brises de voiture notamment, et il permet d’éviter la désagrégation du verre même lorsqu’il est cassé.

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Si vous comptez changer de fenêtres pour réduire vos émissions thermiques, vous devez donc choisir le vitrage qui vous convient ainsi que la meilleure menuiserie pour une parfaite étanchéité. L’isolation thermique sera dès lors optimale et vous gagnerez aussi en confort sur le plan acoustique, puisque les matériaux que nous vous avons proposé ont des propriétés d’isolants phoniques. Outre les gains sur la facture d’énergie, vous pouvez aussi compter sur les aides étatiques pour mener à bien vos travaux.

Alors n’attendez plus pour envisager le changement de vos fenêtres !