Si vous avez eu un coup de cœur pour un logement mais que son intérieur ne vous convient pas complètement, vous pouvez dès son financement penser à y réaliser des travaux pour l’adapter le plus conformément possible à vos désirs.

Investir dans l’ancien, ça vaut le coup

L’ancien à rénover, une affaire intéressante

 

Dès la fastidieuse étape de recherche d’un logement vous pouvez réfléchir à l’acquisition d’un bien immobilier qui nécessite des travaux. Un logement défraîchi vous reviendra moins cher qu’un logement neuf ou en parfaite condition, les frais de notaire en seront par conséquent également amoindris. Il faut savoir trouver le juste milieu pour dégoter la meilleure affaire, de telle sorte que l’addition du prix d’achat et du montant des rénovations ne fasse pas excéder le montant du prix d’un logement neuf. Envisager des travaux lors de vos visites va vous amener une nouvelle perspective, une occasion parfaite d’aménager à votre convenance votre futur chez-vous.

Il faut, dès la visite, envisager la somme des travaux que vous souhaitez investir. Cela dépendra de la taille du chantier et aussi de vos envies, une occasion d’ajouter une plus value évidente à l’habitation, dans l’optique, pourquoi pas, d’une future revente. La somme à investir dépendra aussi de votre capacité ou volonté à effectuer une partie des travaux seul, ou sans faire appel à des professionnels, le bricolage étant une source d’économies. Il faut néanmoins compter sur des compétences notoires et surtout sur beaucoup de temps. Pour préparer cette acquisition d’un logement à rénover, il faut prévoir des conditions particulières, des aides à la rénovation énergétique étant nombreuses à disposition des ménages.

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Pour investir dans l’ancien, des étapes obligatoires

 

L’objectif gouvernemental est ici de progressivement rénover le parc immobilier français qui compte encore une part très importante de passoires thermiques, soit des logements mal isolés, classés dans les étiquettes énergétiques D et E, dont les déperditions thermiques importantes sont très peu écologiques. En plus de ces pertes sèches de chaleur nocives, qui contribuent à une empreinte carbone nationale trop élevée surtout dans la mesure où l’ambitieux objectif de la neutralité carbone se rapproche, les passoires thermiques représentent pour leurs propriétaires des coûts en chauffage bien supérieurs à la moyenne. Puisque la consommation doit être importante pour garder la même température intérieure qu’un logement bien isolé, les factures de chauffage sont exorbitantes : investir dans l’ancien en immobilier c’est donc aussi prévoir de bien isoler.

Pour bien préparer votre dossier, si vous comptez emprunter pour financer l’achat de votre bien immobilier ainsi que les travaux de rénovation intrinsèques, prenez bien note de tous les travaux qui seront à entreprendre. N’hésitez pas à vous faire accompagner d’un professionnel pour cette étape très importante et même de demander des contre-visites du bien pour établir avec netteté le montant de la somme à emprunter. Par la même occasion vous aurez une estimation de la durée des travaux. Pour échelonner vos paiements, vous pourrez hiérarchiser par degré d’importance l’ordre des travaux à réaliser. Certains sont vitaux, comme l’isolation justement ou bien comme les canalisations et le système électrique, tandis que d’autres, de l’ordre plus esthétique, peuvent attendre plus tard.

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Financer des travaux dans son nouveau bien immobilier

Les prêts immobiliers auprès des banques

 

Une des combinaisons idéales pour financer vos travaux est l’alliage d’un prêt immobilier classique contracté auprès d’un institut bancaire afin de financer l’achat du bien et éventuellement les frais de notaire, ainsi qu’un prêt destiné à financer tous les travaux. Par ailleurs il est possible de contracter un seul et unique prêt pour financer l’ensemble des investissements d’un même coup, l’achat du bien immobilier et le financement de ses travaux de rénovation, mais vous pouvez aussi opter pour un double prêt qui a ses avantages. En ce qui concerne le prêt pour financer la partie travaux, il peut être de nature diverse.

Il peut d’abord émaner d’un institut bancaire, sous la forme d’un autre prêt immobilier si le montant des travaux que vous envisagez est très important, ou sous la forme d’un prêt à la consommation si ce même montant est moins onéreux et/ou que vous pouvez le rembourser sur une durée plus courte. Un autre cas de figure vous aidera particulièrement pour le financement de vos travaux : l’éco-prêt à taux zéro.

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L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)

 

Si vos travaux vont pouvoir permettre l’amélioration de l’audit énergétique du logement que vous venez d’acquérir, l’État met à votre disposition des aides, qui ont pour but d’inciter l’achat de bien ancien et à la rénovation, l’éco-prêt à taux zéro en fait partie. Il s’agit donc d’un prêt dont vous pouvez disposer et dont les intérêts seront pris en charge par l’Etat. Il permettra de lancer des travaux visant à améliorer la performance énergétique de votre logement. Le prêt s’obtient si vos travaux s’inscrivent dans l’une des 7 catégories proposées : isolation de la toiture, des murs donnant vers l’extérieur, des planchers, installation d’un nouveau chauffage, d’une production d’eau chaude à partir d’énergies renouvelables ou remplacement des fenêtres.

Plus globalement, l’éco-PTZ finance la fourniture et la pose de nouveaux ouvrages, les travaux indissociablement liés comme la pose d’un système de ventilation, les frais de maîtrise d’œuvre et les frais éventuels d’assurance maître ouvrage. Le prêt sera alors accordé, si vous en respectez les conditions, par une banque ayant signé une convention avec l’État. Il sera délivré sous la forme d’une avance remboursable sans intérêts.

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Une aide étatique bien pratique

 

Le but est de convaincre les ménages de rendre leur logement plus économe en énergie, plus confortable et moins émetteur de gaz à effet de serre, en couvrant une partie des frais induits par les investissements requis. Vous pouvez par ailleurs disposer de plusieurs prêts à taux zéro. Parmi les sept catégories disponibles que nous avons cité, si vous décidez d’effectuer deux actions, le plafond de l’éco-prêt à taux zéro passe à 25 000 euros. Finalement, ce même plafond passe à 50 000 euros si vous réalisez un gain énergétique minimal de 35% grâce à un bouquet de travaux. Il est important de noter deux exceptions, la première est le plafond de 7 000 euros si vous entreprenez des travaux de remplacement de fenêtres, pour des modèles plus isolants ou double vitrage par exemple. La seconde est le plafond fixé à 10 000 euros pour les travaux concernant la réhabilitation de votre système d’assainissement personnel.

Quelle que soit la somme empruntée, vous disposerez d’une durée maximale de 20 ans pour rembourser votre prêt. Pour bénéficier du prêt à taux zéro, une condition supplémentaire est de faire appel à un professionnel Reconnu Garant de l’Environnement (RGE). Ce label regroupe pas moins de 60 000 professionnels qui couvrent le territoire, choisissez de faire appel à Archionline pour mener à bien ces travaux en vous mettant en relation avec les meilleurs professionnels certifiés RGE.

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D’autres moyens de financement de vos travaux

Le prêt travaux d’Action Logement

 

Pour financer vos travaux il existe aussi la possibilité de contracter le prêt travaux Action Logement. Ce prêt est soumis à quelques conditions mais peut être un atout intéressant pour financer vos travaux. Action Logement prend en charge vos travaux d’amélioration par l’intermédiaire d’un prêt au taux d’intérêt nominal annuel de 1%  vous permettant d’emprunter une somme de maximum 10 000 euros.

Pour en bénéficier, vous devez être salarié d’une entreprise du secteur privé non agricole d’au moins 10 salariés, être propriétaire occupant du logement dans lequel vous allez réaliser les travaux, logement qui doit être votre résidence principale et situé sur le territoire métropolitain ou dans les DROM. Ensuite vous devez vérifier que vous correspondez aux conditions de ressources, que vous pouvez consulter sur le site d’Action Logement.

La liste complète y est détaillée mais par exemple si vous vivez seul à Paris ou dans l’une des 76 communes d’Île-de-France concernées, vous pourrez bénéficier de l’offre si vous touchez un salaire inférieur ou égal à 38 377 euros annuels. Enfin, la dernière condition est l’obligation de faire appel à une entreprise pour, par exemple, faire la pose de matériaux que vous avez acheté et que vous comptez inclure dans le montant du prêt. Si vous êtes concernés par ce prêt, vous pourrez emprunter une somme inférieure ou égale à 10 000 euros et profiter d’un faible taux d’intérêt et d’un remboursement que vous pouvez étaler sur 10 ans.

Vous pourrez ainsi financer un diagnostic des besoins de rénovation prioritaires de votre logement, ainsi qu’un grand nombre de travaux nécessaires dans votre résidence ou dans les parties communes de la copropriété. Ce prêt vous permettra de financer des travaux assez divers : des travaux d’aménagement et esthétiques (peinture, papiers peints, carrelages…), d’économie d’énergie (isolation, chauffage…), de mise aux normes (chauffage, sanitaire, fenêtres…), ou bien de travaux divers d’entretien ou d’amélioration chez vous (menuiseries extérieures, éléments de chauffage…) ou dans la copropriété (équipements pour handicapés, entretien…).

Le prêt travaux d’amélioration de la performance énergétique

 

Ce prêt vise donc large et permet de financer des travaux assez divers, mais si ce sont plus précisément des travaux de rénovation énergétique que vous souhaitez mener, il existe le prêt travaux d’amélioration de la performance énergétique d’Action Logement. Il est plutôt similaire à l’éco-prêt à taux zéro et remplit des conditions presque identiques à l’autre prêt d’Action Logement.

La principale différence, outre certaines conditions d’obtention (nous vous invitons à les consulter sur le site d’Action logement), c’est surtout que ce prêt sert à financer exclusivement les travaux d’isolation thermique et les travaux d’installation et/ou de remplacement du chauffage.